
Basil Sans… activité physique, Ou comment j’ai trouvé toutes les excuses possibles pour ne plus bouger
Pendant longtemps, j’ai cru que le problème venait de mon assiette.
Alors j’ai fait comme beaucoup : j’ai enlevé.
Sans sucre.
Sans gluten.
Sans lactose.
Sans pesticide.
Sans additif.
Sans plaisir, parfois aussi, et pour finir sans plus rien dans l’assiette
Et puis un jour, je me suis dit :
👉 « Et si le vrai souci, ce n’était pas ce que je mange… mais le fait de bouger ? »
Parce que soyons honnêtes : l’activité physique, c’est contraignant.
Et surtout, j’avais d’excellentes raisons de ne pas en faire.
Le matin : hors de question
Le matin, je dors.
Et dormir, c’est sacré.
Faire du sport au réveil ?
Non.
Mon corps est raide, mon cerveau est encore en mode veille, et transpirer avant la douche… ça n’a aucun sens.
Entre midi et deux : interdit
À midi, je mange.
Ou je digère.
Ou j’anticipe le repas suivant.
Faire du sport après manger ?
- risque de vomir,
- sensation désagréable,
- digestion perturbée.
Donc non.
La santé avant tout.
L’après-midi : pas le temps
L’après-midi, je travaille.
Et le travail, c’est important.
Bien plus important que lever les bras ou plier les jambes.
Et puis transpirer au boulot, ce n’est pas très crédible.
Ni très confortable.
Le soir : surtout pas
Le soir, je suis fatigué.
Et le sport le soir, ça empêche de dormir.
Enfin… ça pourrait.
Donc autant éviter.
Il y a les enfants, le dîner, la fatigue accumulée…
et surtout le canapé, toujours là pour moi.
Lui, au moins, ne me demande aucun effort.
La météo : jamais idéale
Quand il fait chaud : trop chaud.
Quand il fait froid : trop froid.
Quand il pleut : dangereux.
Quand il fait beau : dommage de s’enfermer.
Conclusion : ce n’est jamais le bon moment.
Le corps : l’excuse parfaite
Parfois, j’ai mal.
Parfois, j’ai peur d’avoir mal.
Parfois, je me souviens que j’ai déjà eu mal.
Un genou sensible.
Un dos fragile.
Une vieille blessure un peu floue… mais bien pratique.
Alors par prudence, je préfère ne rien faire.
Parce que ne rien faire, au moins, ça ne fait pas mal tout de suite.
Ma logique était imparable
Bouger fatigue.
La fatigue stresse.
Le stress est mauvais pour la santé.
👉 Donc bouger est mauvais pour la santé.
Fin du raisonnement.
Rideau.
Et pourtant…
À force de tout supprimer, comme avec les régimes “sans”, je suis arrivé à un résultat très clair :
👉 je ne bougeais plus du tout.
Et bizarrement…
je me sentais plus raide,
moins à l’aise dans mon corps,
pas vraiment en forme non plus.
Et révélation supplémentaire, j’ai appris que l’endroit le plus mortel dans une maison, c’est le canapé ! … Non j »ai été trahi par mon meilleur ami…
C’est là que j’ai commencé à regarder autrement ce qu’on proposait sur Vie en pleine forme.
Pas des programmes militaires.
Pas des défis irréalistes.
Pas de performance à tout prix.
Mais une autre approche :
- bouger un peu,
- bouger mieux,
- bouger avec plaisir.
Ma vraie découverte
J’ai compris que le problème n’était pas l’activité physique.
Le problème, c’était ma vision du sport.
Faire du sport ne voulait pas dire :
- se faire mal,
- se dépasser à tout prix,
- copier un programme qui n’est pas fait pour moi.
Mais simplement :
👉 respecter mon corps,
👉 avancer à mon rythme,
👉 chercher l’équilibre plutôt que la performance.
Conclusion de Basil Sans
Aujourd’hui, je continue à me méfier des extrêmes.
Le “sans tout”, ça ne m’a jamais vraiment réussi.
Je ne fais pas du sport pour battre des records.
Je bouge pour me sentir mieux.
Pour être plus à l’aise.
Plus vivant.
Et finalement, j’ai compris une chose simple :
👉 le meilleur sport, c’est celui qu’on a envie de refaire.
Même Basil Sans peut bouger.
À condition que ce soit bien fait.
Et surtout… avec plaisir 🙂