🥦 Je suis Basil Sans cherchant le régime parfait

Basil Sans

Le début de ma quête : la promesse d’un ventre heureux

Je m’appelle Basil Sans.
Oui, “Sans”. Comme dans “sans gluten”, “sans lactose”, “sans sucre ajouté”.
Un nom qui, je crois, m’a joué un drôle de tour du destin.
Depuis que je m’intéresse à la santé, j’ai décidé de partir à la recherche du régime parfait, celui qui rend le corps léger, l’esprit clair et la conscience en paix 🌿.

Je veux comprendre, tester, ressentir.
Et si pour trouver le bien-être, il faut renoncer à certaines choses… alors soit.
Mon voyage commence par une simple idée : manger mieux.
Je ne sais pas encore que je vais finir par ne plus rien manger du tout.


Sans gluten : la libération commence (ou presque)

Premier pas : je dis adieu au gluten.
Je range ma baguette, mes croissants, mes souvenirs de petit-déjeuner croustillant.
Je découvre le pain au sarrasin, les pâtes de riz complet, et les galettes de maïs.
C’est… différent.
Je me sens plus léger, certes, mais aussi un peu triste.
Comme si j’avais quitté un vieil ami pour un inconnu qui ne parle pas beaucoup.

Mais je tiens bon.
“C’est le prix du bien-être”, je me répète en mâchant une galette de riz.
Je sens que je suis sur la bonne voie. Enfin, je crois.


Sans lactose : la désillusion mousseuse

Deuxième étape : le lactose.
Je vide mon frigo du fromage, du beurre, du yaourt.
Je teste le lait d’amande, puis j’apprends qu’il faut 200 litres d’eau pour en faire un litre.
Je passe au lait d’avoine. Puis au lait de noisette. Puis au café noir.
Le monde devient plus sec, mais mon estomac m’applaudit.

Je commence à me sentir comme un explorateur du goût, un aventurier du frigo sans danger.
Sauf que mon cappuccino n’a plus de mousse. Et sans mousse, est-ce encore un cappuccino ?


Sans sucre, sans viande, sans fin

Le sucre, maintenant.
Je bannis les gâteaux, le miel, les fruits trop sucrés.
Je mâche des graines, je bois de l’eau chaude au citron, et je regarde les autres savourer des desserts comme on regarde un feu d’artifice : avec émerveillement et nostalgie.

Puis j’enchaîne : sans viande, sans poisson, sans œuf.
Je deviens végétarien, puis végétalien, puis végane.
Je prépare des steaks de lentilles, des rillettes de pois chiches et des desserts à base d’aquafaba.
C’est bon, c’est créatif… mais parfois, j’ai l’impression de dîner dans un laboratoire.
Un soir, mon ventre me murmure :

“Tu sais, on ne vivait pas si mal avant…”


Sans pesticide, sans hormone, sans additif

Je poursuis ma route.
Je choisis le bio, puis le local, puis le zéro déchet.
Je lis toutes les étiquettes.
Un jour, je passe vingt minutes devant une compote, à chercher celle sans sucre ajouté, sans conservateur, sans plastique.
Je finis par ne rien acheter.
Et là, je ressens un étrange sentiment de victoire.
“C’est sans doute mieux comme ça”, je me dis en rentrant les mains vides, mais le cœur gonflé de vertu.


Le régime ultime : sans tout

Un matin, je me rends compte que je n’ai plus rien à manger.
Le riz ? Trop transformé.
Les légumineuses ? Trop riches en lectines.
Les fruits ? Trop sucrés.
L’eau ? Trop chlorée.
Le sel ? Trop iodé.
Je regarde ma cuisine vide et je souffle :

“Alors, c’est ça… le régime parfait ?”

Je découvre alors le jeûne, le régime “sans tout”.
Les premiers jours, c’est dur.
Le troisième, je me sens léger.
Le cinquième, presque lumineux.
Le sixième, je rêve d’un gratin dauphinois.
Et le septième jour… je mange.

Une pomme, un peu cabossée, imparfaite, mais vraie 🍎.
Et pour la première fois depuis longtemps, je ressens une immense paix.
Le goût du vivant.


La révélation : le vrai “sans”, c’est sans peur

Je comprends que le véritable “sans” n’a rien à voir avec le gluten ou le lactose.
Le vrai “sans”, c’est sans peur, sans culpabilité, sans obsession.
C’est manger avec bienveillance, pas avec rigidité.
C’est savoir écouter son corps, ses besoins, et aussi ses envies.

Aujourd’hui, je mange sainement, bien sûr.
Mais surtout, je mange avec le cœur 💛.
Je me prépare un lait chaud, j’ajoute une goutte de miel, et je lève ma tasse au ciel :

“À la santé du bon sens !”


✍️ Note personnelle

Si vous aussi, vous cherchez votre équilibre, ne vous jugez pas.
Chaque expérience, même extrême, vous rapproche de votre vérité.
L’alimentation, c’est une histoire d’amour, pas de contrôle.


⚖️ Valeurs symboliques

  • Écoute : apprendre Ă  ressentir au lieu de suivre.
  • SĂ©rĂ©nitĂ© : se libĂ©rer de la peur alimentaire.
  • Joie : retrouver le plaisir de manger sans se prendre la tĂŞte.

Le plein d’humanité 🌿

Je ne trouve pas le régime parfait.
Je trouve mieux : le goût de vivre.
Parce qu’au fond, manger, c’est bien plus que se nourrir.
C’est un acte d’amour, de partage et de confiance.
Et moi, Basil Sans, j’ai enfin compris que le vrai régime, c’est celui qu’on vit avec — pas sans.